LES MANTES


Tout le monde connait la Mante religieuse (Mantis religiosa), mais qui a déjà vu l’Empuse (Empusa pennata) ? Toutes les deux ont une tête triangulaire très mobile, avec de gros yeux globuleux et une paire d’antennes. L’Empuse a en plus une sorte de corne qui la fait reconnaitre au premier coup d’œil. Et le mâle adulte de l’Empuse a des antennes bipectinées (= deux peignes), comme celles de certains papillons de nuit.






Les mantes ont trois paires de pattes, comme tous les insectes, mais la première paire est remarquable : ce sont des pattes ravisseuses qui leur permettent d’attraper tout ce qui passe à leur portée, se dépliant et se repliant très vite, avec des épines redoutables. Quand ces pattes sont rabattues contre le corps, on dirait que l’animal prie, alors qu’il attend le passage d’une proie : immobilité, couleur verte ou brune et forme allongée rendent les mantes peu visibles dans la végétation basse, mais, cherchez bien, chaque touffe de sarriette en fleur, à la fin de l’été, a une mante à l’affut.

 

La larve d’Empuse est visible de l’automne au printemps. Jean-Henri FABRE écrit dans ses Souvenirs entomologiques : « c’est bien la créature la plus étrange de la faune terrestre provençale, fluette, dandinante et d’aspect si fantastique que les doigts novices n’osent la saisir. Les enfants de mon voisinage, frappés de sa tournure insolite, l’appellent le diablotin. »


 

 

 

 

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